Les collines

Publié le par HMulton

"Vita mia" d'Emma Dante mobilise avec une économie de moyens les grands enjeux de la dramaturgie : la famille, la fraternité, la perte de l'être cher, l'invocation du destin. Dans le dialecte sicilien, les acteurs mobilisent avec énergie et vitalité des moments tirés du quotidien et des envolées tragiques, dans un décor caravagesque de clair ou obscur ou dans des rondes  dignes de Fellini.

J'attends avec impatience le marathon autour du "Progetto non essere "d'Antonio Latella samedi prochain. Ce era une sorte de moment de théâtre pur, qui me rappellera mes années lycéennes lorsque j'allais voir le Soulier de Satin mis en scène par Antoine Vitez à Avignon.

Il y a quelque chose  de plaisant à croiser les visages et les regards pendant ce festival d'été à taille humaine dont les choix artistiques sont à la fois exigeants et diversifiées, ouverts sur le monde et les langages du théâtre de tout la péninsule.

Heureuse rencontre avec le huis clos de "Briganti", pièce au cours de laquelle le jeuen acteur Gianfranco Berardi, seul avec une chaise, mobilise des types et des personnages qui font revivre le temps du brigantaggio et des luttes entre l'Etat unitaire et les sociétés du Mezzogiorno. Ce sujet croise mes recherches actuelles sur les cultures politiques blanches avec mon collègue Jordi Canal et avec Anna Maria Rao de Naples. En  2010-2011, ce sera au coeur de l'actualité ...
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