Chateaubriand fait voyager le public en Amérique
La soirée organisée autour de la traduction du Voyage en Amérique de Chateaubriand par l'éditeur Pietro Pintore et le Centre culturel français a rencontré un très grand succès : plus de 130 personnes ont pu apprécier la langue de ce diplomate-écrivain, plus connu du public pour ses Mémoires d'Outre tombe ou ses Poèmes romantiques et épiques, à la manière d'Athala.
C'est un Chateaubriand différent qu'a pu apprécier le public du Circolo dei Lettori, observateur scrupuleux, scientifique à sa manière, parfois même ethnologue avant l'heure...La professeure Gabriella Massa, spécialiste des Inuits, formée à l'école de Tristes tropiques et de la Pensée sauvage, nous a révélé combien la fantaisie romanesque et le gout de pittoresque cédaient parfois le pas devant l'analyse clinique des tribus indiennes et de la forêt américaine. Nous sommes parfois loin de "Levez vous vite orages désirés".
Dans son parcours Chateaubriand reprend les canons du voyage, ceux de Montaigne dans Les Essais ("Les coches"), ceux de Voltaire dans plusieurs de ses contes, mais il construit pour de longues années le modèle-type du Voyage en Amérique, avant que le scientisme d'un Jules Verne et la fascination pour le "moderne" d'un Georges Duhamel ou d'un Céline n'inventent les nouveaux mythes littéraires liés au voyage en Amérique.
Le chant mélodieux et suave du Chateaubriand voguant du Saint-Laurent au Mississipi n'est pas sans rappeler l'écriture d'Yves Berger sur l'immensité américaine.
Félicitations à Ada Corneri pour cette traduction ferme et élégante, au plus près de la langue recherchée et précise de l'homme de Combourg.
Après une telle soirée, une seule envie : aller consulter les descriptions des vallées alpines et des cols des Alpes, qui servent d'écrin naturel à la ville de Turin. Vastes cirques, ouvertures sur un monde d' espérances et de désirs, invitations à d'autres voyages...tels sont les souvenirs qui me reviennent avant d'aller consulter le récit crépusculaire des Mémoires d'Outre Tombe.

C'est un Chateaubriand différent qu'a pu apprécier le public du Circolo dei Lettori, observateur scrupuleux, scientifique à sa manière, parfois même ethnologue avant l'heure...La professeure Gabriella Massa, spécialiste des Inuits, formée à l'école de Tristes tropiques et de la Pensée sauvage, nous a révélé combien la fantaisie romanesque et le gout de pittoresque cédaient parfois le pas devant l'analyse clinique des tribus indiennes et de la forêt américaine. Nous sommes parfois loin de "Levez vous vite orages désirés".
Dans son parcours Chateaubriand reprend les canons du voyage, ceux de Montaigne dans Les Essais ("Les coches"), ceux de Voltaire dans plusieurs de ses contes, mais il construit pour de longues années le modèle-type du Voyage en Amérique, avant que le scientisme d'un Jules Verne et la fascination pour le "moderne" d'un Georges Duhamel ou d'un Céline n'inventent les nouveaux mythes littéraires liés au voyage en Amérique.
Le chant mélodieux et suave du Chateaubriand voguant du Saint-Laurent au Mississipi n'est pas sans rappeler l'écriture d'Yves Berger sur l'immensité américaine.
Félicitations à Ada Corneri pour cette traduction ferme et élégante, au plus près de la langue recherchée et précise de l'homme de Combourg.
Après une telle soirée, une seule envie : aller consulter les descriptions des vallées alpines et des cols des Alpes, qui servent d'écrin naturel à la ville de Turin. Vastes cirques, ouvertures sur un monde d' espérances et de désirs, invitations à d'autres voyages...tels sont les souvenirs qui me reviennent avant d'aller consulter le récit crépusculaire des Mémoires d'Outre Tombe.

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