Carta Bianca à Turin
Les opérateurs, les compagnies et les acteurs institutionnels du théâtre et de la danse se sont retrouvés à Turin ce week end à l'occasion de Carta Bianca. Rencontres, spectacles, performances : le Festival des Collines commence par un feu d'artifice sous le signe de la relation franco-italienne. Sept mois après Chambéry, je retrouve avec plaisir ceux qui aiment et qui promeuvent la création italienne, notamment Jean-Paul Angot, directeur de la scène nationale Malraux de Chambéry. Occasion de croiser des auteurs et dramaturges porteurs de nouveaux langages à l'image du Matitube de Christophe Huysman, véritable agrès de cirque autant que métaphore de l'instabilité qui déprime et de la peur qui opprime. Son travail est une belle illustration du croisement et du mélange des styles ; jamais le texte dénonçant les avanies de la "modernité pop" n'est en décalage avec le geste du circassien. Occasion aussi de voir qu'après
Le projet européen aura lieu qui permettra de créer un lien de confiance et de projet entre les Alpes : la machinerie existe, les acteurs sont disponibles, la relation de confiance plus que jamais installée.
Très belle fête vendredi soir autour du Directeur de l'ONDA, des artistes et programmateurs de ces trois jours, mais aussi de nombreux amis turinois venus pour l'occasion.
La Course au désastre de Christophe Huysman, donnée à la Fondation Merz, est une course à l'Apocalypse : la solitude désespérée ; le cri du monde qui court à sa chute; la chair est triste hélas et Christophe Huysman voudrait lire tous les livres.Merci à Sergio Arioti et Isabella Lagatolla pour cette belle fenêtre sur la création contemporaine dans toute sa force et sa vitalité.