68 est l'année qui précède celle dont Serge Gainsbourg dit qu'elle est érotique
Beaucoup d'événements autour du "Joli mai" en cette fin de mois de mai pluvieuse. 4 jours complets au Musée national du Cinéma autour des images militantes et des élans rageurs de cette "parenthèse enchantée" : William Klein, Doillon, Goupil, Godard...Quant au Circolo dei Lettori, il égrène l'abécédaire et les paroles de l'utopie. Mardi 20 mai, l'historien des idées et des courants intellectuels, auteur de grandes biographies sur Ricoeur et Michel de Certeau, est invité à parler de la figure chaleureuse et créative de Deleuze. Penseur du mouvement, des "rhyzomes" qui s'opposent aux pouvoirs, penseur de l'image et du plan séquence, Gilles Deleuze est une des figures-clefs du moment 68. En Italie la réception de sa pensée a essaimé très largement et très profondément dans les courants contestataires. Qui sait ce qui se passera....
Grande semaine de vernissage chez Persano, Peola mais aussi avec Halley à la galleria dell'Arco. J'attends avec impatience de voir la "Clémence de Titus" au Regio et d'entendre le groupe L'Astrée jouer sous les portiques du Palazzo Graneri le week end prochain.
Triste ciel, pluie qui tombe drue : l'Inter est champion d'Italie sans tapage, ni marée humaine. Sport-roi en Italie le calcio se normalise, le jeu se stérilise et les attitudes des joueurs se globalisent, à rebours du campanilisme et de l'esprit citadin si important dans un pays comme l'Italie. L'Inter n'est pas encore l'équipe de toute l'Italie et le sera sans doute difficilement.